Aider les autres

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Une chose que je retrouve souvent en relisant mon Journal, c’est l’idée qu’il faut aider les autres, l’idée de service : elle revient souvent dans les enseignements spirituels et religieux. En particulier dans le bouddhisme tibétain : la dévotion, le bénévolat, la participation à des activités de groupe, à une communauté, vouloir éveiller les autres avant soi-même, l’idéal du mahayana*. Mais aussi l’idée d’aider, ou aimer, son prochain dans le christianisme. Et j’ai souvent ressenti une sorte de culpabilité à ne pas en faire assez pour les autres, à rester trop isolé dans ma solitude à m’occuper de mes petites affaires.

Mais, avec le Human Design**, je me rends compte que les destinées diffèrent beaucoup, et qu’il n’y a pas qu’un modèle à suivre, quoi qu’en disent les lamas ou les curés. Avec ma croix de l’individualisme et mon profil 6/2, il ne faut pas que je m’étonne de ne pas avoir une mentalité de groupie ; et de ne pas me sentir mal, ou coupable, à cause de cela. Le rôle et le but de la vie humaine est bien mystérieux, et peut se manifester sous des formes variées, comme j’essaie de l’exprimer dans mon roman***. Les artistes ont un rôle particulier à jouer, même s’il n’est souvent pas reconnu et compris à sa juste valeur. Ce qui ne les empêche pas, de temps en temps, de balayer les feuilles mortes ou de nettoyer un chiotte… tout en observant que la motivation du groupie et du bénévole est souvent plus égoïste qu’il n’y paraît.

 

* Mahayana (sanscrit) : littér. grand véhicule. Une des deux grandes branches du bouddhisme – avec le theravada, ou bouddhisme ancien – qui s’est développée en Inde à partir du premier siècle avant J.-C. Le mahayana comprend toutes les écoles tardives du bouddhisme qui se sont répandues par la suite en Chine, au Japon et au Tibet. Alors que le theravada met l’accent principalement sur la vie monastique et la libération individuelle, l’adepte du mahayana aspire à l’illumination pour œuvrer à la libération de tous les êtres. Cette attitude est incarnée par le bodhisattva, dont la vertu principale est la compassion.

** Human Design : le Human Design est un système complexe de connaissance de soi qui fait appel d’une part aux dernières découvertes de la génétique et de la physique quantique et d’autre part aux anciens enseignements de l’astrologie, du Yi Jing, du système indien des chakras et de l’arbre de vie de la cabale.

*** Le jeu de la vie, roman que j’ai commencé à écrire en décembre 2006. Son titre définitif sera Marlène ou le jeu de la vie.

 

Texte : Journal, 15 avril 2007, Chiang Mai
Peinture : 542 Metta (bienveillance) – 24 x 32 cm – Acrylique sur papier

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