Questions

1200-H9

Je me disais ce matin que je devrais cesser de me demander « que faire ? », mais me demander « comment faire ? » En questionnant au besoin le Yi Jing*. Mais est-ce vraiment la solution ? Je suis encore dans les questions, c’est-à-dire dans l’incertitude et le doute. Ne faudrait-il pas simplement faire, sans me poser de questions sur « quoi » ou « comment » ? Ou « pourquoi », qui est probablement la pire des questions ! Cesser complètement de me poser des questions, puisqu’elles n’ont de toute façon pas de réponses certaines, définitives, crédibles. Ce n’est que le mental qui se joue de moi. L’ego qui veut se rendre intéressant, se prouver qu’il existe. Pourquoi continuer à l’écouter, après ces années où il n’a jamais trouvé de solutions valables à quoi que ce soit ?

Bien sûr, quand je dis « simplement faire », je suis encore dans l’idée qu’il faut faire quelque chose. Et le wu wei* alors ? Où est-il ? Il faut cesser de faire, mais que néanmoins les choses se fassent. C’est le secret du taoïsme ! Sans intention, sans volonté, sans efforts. Une réponse spontanée à la vie. Saisir l’onde porteuse, entrer dans l’ouverture, suivre les mouvances favorables et, dans certains cas, traverser ou non le grand fleuve. Ressentir, à chaque instant, où l’intuition m’attire, où les sensations du corps m’orientent. Oublier les listes de choses à faire, les obligations préméditées du mental, les actions intéressées à un résultat, les directions qui conduisent à des buts. Pas facile ! Mais il faut essayer. Il n’y a rien à perdre. C’est une nouvelle expérience !

 

* Yi Jing (chinois) : littér. le classique des changements. Il s’agit du Livre des mutations, un des classiques de la culture chinoise. Le Yi Jing – qui décrit 64 situations types représentées par des hexagrammes – est un livre de sagesse que les Chinois utilisent depuis plus de trois mille ans comme oracle.

* Wu wei (chinois) : littér. ne pas faire, non-action. Le wu wei est une philosophie de vie prônée par les taoïstes, qui consiste à s’abstenir de toute intention d’accomplir quoi que ce soit. Le pratiquant du wu wei se contente de suivre le flux de la vie en répondant spontanément aux besoins et aux demandes qui se présentent.

 

Texte : Journal, 2 janvier 2010, Chiang Mai
Peinture : 1200 Poème de couleurs – 20 x 20 cm – Acrylique sur papier

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